
Titre : La première reine
Auteur : Alessandra Selmi
Editions : Albin Michel
Tome : /
Prix : 22,90 €
Date de sortie : 3 juin 2026
Résumé :
Juin 1868.
Nina, quinze ans, entre au service de Marguerite, princesse de Piémont. La toute jeune femme de chambre comprend aussitôt qu'elle n'est qu'un pion dans un univers d'intrigues. Née pour servir, elle se promet cependant d'être maîtresse de son destin, déterminée à gagner son indépendance. Un vieux majordome va l'y aider en lui apprenant à lire, ce qui changera à jamais son existence. Quelques mois auparavant, Marguerite a épousé, à seize ans, le prince de Savoie, Humbert, fils du roi Victor-Emmanuel II. Préparée à son rôle, elle refuse pourtant d'être réduite à la seule fonction qui lui soit dévolue : donner au trône un héritier. Par sa personnalité et sa volonté, elle gagne l'affection du peuple et devient une icône de son temps : la première reine d'Italie. Jusqu'à ce jour fatidique de juillet 1900 où quelques instants suffiront à bouleverser sa vie.
Nina, Marguerite : deux femmes que tout oppose, pourtant unies par un désir d'émancipation et de liberté.
Mon avis :
Je souhaiterais remercier les éditions Albin Michel pour cet envoi !
L’autrice nous embarque dans un contexte historique italien qui balaie les années 1868 à 1900 environ. On va suivre deux destins de femme diamétralement opposés : celui de Nina et indirectement celui de la princesse Marguerite pour laquelle elle va devenir femme de chambre. J’ai beaucoup apprécié cette ambivalence entre elles : la servante et la princesse, la femme de l’ombre et celle qui est constamment sous les projecteurs. Deux femmes que tout semble opposer, mais qui vont pourtant être liées par leur destin.
Certes, c’est avant tout le point de vue de Nina que nous suivons. J’ai admiré d’ailleurs son parcours de « petite souris » toute timide et illettrée, qui va connaître un destin inattendu au fil des années.
La princesse Marguerite n’est pas en reste. J’ai parfois eu un peu de peine pour elle et le prince Humbert de Savoie auquel elle se retrouve mariée. Lui non plus ne voulait pas de ce mariage arrangé alors que ses sentiments étaient engagés ailleurs. Et pourtant, tous deux ont été élevés comme des symboles. Ils semblent parfois ne plus exister pour eux-mêmes, écrasés par leur titre et leur ascendance royale. Marguerite va malgré tout tenter, bon gré mal gré, de faire fonctionner son mariage et surtout de donner au peuple l’image qu’il attend d’elle. Quelque part, c’est aussi grâce à ses actions et à l’affection que le peuple lui porte qu’elle va parvenir à conserver une certaine forme de liberté.
Pour conclure, c’était une lecture passionnante qui m’a permis de découvrir une facette que je ne connaissais pas de l’Histoire.





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